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Raisons:

Éthique et santé

Environnement

Fertilité

Pramatisme et économie

Paix et justice sociale

Pourquoi biologique et végétalien?

Bien que le désir de respecter et de n'exploiter aucun animal amène des gens à adopter une approche culturale végétalienne (tout comme plusieurs le font au niveau de leur alimentation), ce ne sont pas que des végétariens ou végétaliens qui optent pour ce système de culture. En effet, la littérature sur le sujet présente de nombreuses raisons pour lesquelles une agriculture sans animaux serait préférable. En voici quelques-unes :

1. Éthique et santé

1.1 Végétariens et végétaliens
Un nombre sans cesse croissant d'individus opte pour une alimentation excluant les produits animaux. Bien que les motivations pour un tel choix soient multiples (éthique, santé, spiritualité, écologie, antispécisme...) le désirs de ne pas exploiter les animaux est généralement central. Ainsi, ces personnes désire que leur aliments soient cultiver sans intrant animal (i.e. farine de sang, poudre d'os, fumier de volaille, compost de cervette...) et ne reposant pas sur l'utilisation des animaux.

1.2 Réduire la souffrance animale
Des méthodes de culture qui reposent sur l'utilisation des animaux comme source de fertilité implique l'exploitation et l'abattage d'animaux. Les fertilisants issues des abattoirs (farine de sang, poudre d'os, farine de plume) et des usines de transformations de produits de la mers (compost de crevette, émulsion de poisson) sont directement liées à l'agro-industrie et à tout ce qui vient avec: mégapoulaillers, mégaporcherie, veau de lait, destruction des fonds marins, etc.

La souffrance animale peut également être indirecte, avec les impacts environnementaux que l'agriculture occasionne. Destruction des écosystèmes, animaux malades et difforment en raison des pesticides, eutrophisation (asphyxie) des courtes d'eau par les écoulements de lisiers, etc.

1.3 Santé
Les méthodes biologiques végétaliennes évitent les risques associés à la production d'aliments impliquant l'utilisation des résidus animaux, des produits chimiques dangereux, de modifications génétiques et autres systèmes dommageables pour l'environnement. Par conséquent, ces méthodes sont d'intérêt pour tous les gens concernés par une mode de vie soutenable, qu'ils soient ou non végétariens ou végétaliens.


2. Environnement

2.1 Réduire la pression sur les terres
L'utilisation d'alternatives au fumier (i.e. bois raméal fragmenté, compost, paillis végétaux et engrais verts) améliore les sols et écartent la nécessiter d'élever des animaux. L'élevage est exigent en eau, nourriture et superficie agricole. De plus ce système amènent actuellement des monocultures et l'utilisation de lourdes machineries, favorisant la dégradation des sols (compaction, érosion, perte de diversité, lessivage). Les terres ainsi libérées pourraient servir à la production de carburants renouvelables, de fibres naturels ou de matériaux de construction ayant au contraire un impact positif sur la planète (réduire la coupe d'arbres et l'utilisation de combustibles fossiles).

2.2 Réduire la consommation d'eau
Dans plusieurs partie du monde, l'eau douce se raréfie. Selon les estimés, la culture du blé nécessite 36 fois moins d'eau par calorie produite que le bœuf; et d'autres cultures sont encore plus efficaces. Des méthodes de culture telles les paillis végétaux, permettent de régulariser l'humidité du sol, permettant ainsi de réduire encore davantage les apports en eau.

2.4. Réduire la pollution de l'air
Les animaux et leurs excréments produisent des émissions de CO2, méthane et ammoniaque. De plus, le travail intensif des sols favorise la dégradation rapide de la matière organique émettant ainsi le CO2 conservé dans le sol.

2.5 Favoriser la biodiversité
Plutôt que de tuer la vie en utilisation des pesticides pour lutter contre les insectes et maladies, les principes végétaliens reposent sur la prévention. Ainsi, outre le respect du sol par l'utilisation de méthodes douces, tout est mis en place afin de favoriser l'établissement des prédateurs naturels. Cela se traduit par la plantation d'arbres, l'établissement de haies brise-vent, de clairières non dérangées, de fleurs, etc.

2.6 Prendre la nature comme modèle
Biodiversité et utilisation de matière végétale en décomposition pour nourrir les nouvelles plantes sont les fondements de la croissance à l'état naturelle. Le meilleur exemple étant la forêt où la fertilité provient de l'accumulation des végétaux en surface, sans travail du sol et (presque) sans apport de fumier animal.

3. La fertilité

3.1 Le manque de fumier
Des fermiers n'ont à proximité aucune source de fumier suffisante, alors ils optent pour une alternative végétale. Si les normes biologiques étaient plus restrictives et ne permettraient que le fumier provenant de fermes biologiques, alors il y aurait une rareté encore plus grande en fumier; avec la popularité croissante des aliments biologique, le développement d'alternatives végétales devient d'autant plus d'actualité.

3.2 Biologique sur toute la ligne
Nombre de fermes biologiques utilisent des fumiers provenant d'entreprises conventionnelles. Bien que généralement compostés, des traces d'hormones, d'antibiotiques, d'OGM ou autres pourraient encore être présents. Du côté des fertilisants issus des abattoirs, il est clair que ces intrants ne sont pas biologiques et certains scientifiques émettent même des réserves quant à la transmission possible du prion (l'agent responsable de l'ESB et de la forme humaine MCJnv) lorsque ces produits sont utilisés (i.e. par inhalation).

3.3 Cesser de dépendre de l'agriculture conventionnelle
Que ce soit le fumier de vaches laitières conventionnelles ou la farine de plumes provenant de méga-poulaillers, l'utilisation de ces fertilisants paraît supporter et légitimer l'agriculture industrielle

3.4 Accroître l'autosuffisant au niveau de la fertilisation.
Ne pas être autosuffisant en fertilisation signifie de devoir se procurer des intrants à l'extérieur de l'entreprise, malheureusement, cela se traduit souvent, même dans le cas des entreprises certifiées biologiques, par l'utilisation de produits non biologiques (fumier issu de fermes conventionnelles, résidus végétaux risquant d'avoir été traité chimiquement, etc.). Plusieurs fermes désirent donc minimiser les intrants en produisant elle-même la fertilisant, à même l'entreprise, en utilisant par exemple le bois raméal fragmenté, le compost végétal, les engrais verts, etc.

3.5 Éliminer les intermédiaires
La fertilisation biologique standard repose sur la transformation des plantes en compost par le fumier issu des animaux. À chaque étape il y a toutefois des pertes, que ce soit par volatilisation (azote ammoniacale), par lessivage ou pour remplir les fonctions biologiques de l'animal. Puisque à la base tout provient des végétaux (excluant les engrais minéraux), certains préfèrent écourter la chaîne en éliminant l'étape animale de transformation et composter directement les végétaux. Dans le cas des engrais verts ou du bois raméal fragmenté, même l'étape du compostage est éliminée.

3.6. Viser l'efficacité plutôt que productivité
La productivité tient compte du rendement par hectare, sans toutefois considérer l'énergie requise pour produire et transporter les intrants. L'impact environnemental de l'agriculture passe par l'évaluation de l'ensemble de l'énergie requise pour produire une quantité x de nourriture.

4. Pragmatisme et économie

4.1 Peu de capitaux requis
Selon les systèmes de culture biologiques végétaliens, il est possible de démarrer une entreprise sans l'accès à de grands capitaux. Particulièrement au niveau de la production maraîchère, il est possible d'avoir une entreprise viable sur une petite superficie et sans utilisation de machinerie. Pas de bâtiment requis pour les animaux, de clôture, de machinerie, etc.

4.2. Peu de dépenses
En visant la vente direct et locale, l'auto-fertilisation et la conservation de graines de semences, les frais d'exploitation sont particulièrement bas. En adoptant et le non-travail, ou travail minium, du sol, ainsi que les paillis végétaux, l'économie de temps devient une économie d'argent.

5. Paix et justice mondiale

5.1 Lutter contre la faim dans le monde
Mondialement, plus des deux tiers des terres agricoles servent à l'élevage, ce qui représente le tiers de la surface totale terrestre. Ainsi, éviter les produits animaux permet d'économiser terres et nourriture. Celles-ci pouvant alors être utilisées pour cultiver des aliments directement consommables par les humains. D'ailleurs, 38% de la production mondiale céréalière sert à nourrir les animaux, alors qu'aux États-Unis, c'est 60% des grains produits qui servent à l'alimentation animale.

5.2 Paix mondiale et justice environnementale
Si l'agriculture continue sa course actuelle à travers la planète, on prévoit des guerres face au contrôle des ressources aquifères, des conflits sur les droits territoriaux, l'accroissement des fermiers marginalisés et dépossédés de leurs terres, un écart grandissant entre les nantis et les démunis, une intensification croissante de l'élevage industriel, une dégradation de la qualité sols, des dommages aux océans, la dévastation des forêts tropicales et nombreux autres facteurs négatifs.

Suite : Comment cultiver biologique et végétalien?

Les arguments selon le point de vue:

  •  Je suis agriculteur biologique
  •  Je suis agriculteur conventionnel
  •  Je suis agriculteur biodynamique
  •  Je suis écologiste
  •  Je suis végétalien/végétarien
  •  Je suis un consommateur
  •  Je suis chef cuisinier
  •  Je suis jardinier

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mis à jour Friday, 01-Jul-2005 08:48:07 EDT